Le dressage
On a attendu. Trois jours. Matthieu s’est énervé et il m’a demandé d’exfiltrer la môme de chez lui, sinon il ne pouvait plus garantir notre secret. Apparemment, son enlèvement n’avait pas ému sa secte, personne n’a constaté sa disparition ! Les gens venaient et repartaient. Des liens d’amitié se créaient quand vous étiez là, ils se défaisaient lorsque vous vous en alliez. Vous pouviez, une fois retourné en ville, donner de vos nouvelles ou pas.
Dans ce monde, dans notre village, une femme pouvait s’évanouir sans que personne ne le sache.
Bref, nous étions les seules pour qui cette gamine comptait. Pendant ces quatre jours, je n’avais cessé de penser à elle, au problème qu’elle posait, car il ne fallait pas s’illusionner, tôt ou tard, elle parviendrait à nous échapper et alors…
Il y avait une solution, une seule, et je ne laisserai pas Hubert ou un autre détruire mon plan cette fois-ci. En attendant, on s’était donné rendez-vous dans un parking au bord de la forêt pour réceptionner la fille. Matthieu est arrivé. Nous avons vérifié qu’il n’y avait pas de promeneur égaré et nous avons ouvert le coffre.
L’odeur ! Les chiens ne risquaient pas de la retrouver. Matthieu avait dû l’enterrer dans la lisière des porcs. Même Satan aboyait tellement il était dégoûté. Il a fallu toute l’autorité de Clément pour le faire taire. Nous avons délié les pieds à notre prisonnière afin qu’elle puisse se déplacer sans aide et nous lui avons mis une corde au cou, histoire qu’elle n’ait aucune velléité de fuite. Le bâillon, elle l’avait déjà. C’était toujours celui que lui avait fabriqué Clément : sa culotte. La pauvre ! Matthieu n’a pas dû le lui enlever trop souvent ces derniers jours. On s’est dirigé vers la cabane. Lentement. Elle tombait tout le temps ! Il faut dire que ce n’est pas facile, pieds nus et les mains attachées dans le dos. Enfin, nous sommes arrivés.
On a commencé par la doucher. À l’extérieur, au jet d’eau. Puis je l’ai savonnée et frottée avec l’aide d’un gant de toilette. Très minutieusement. Surtout ses parties intimes. Elle s’est laissée faire. C’était plutôt bon signe. Une fois nettoyée, on l’a détachée et on lui a donné une serviette. J’ai dit aux copains que l’on n’allait pas s’amuser tout de suite, qu’il y avait des points à préciser. Quand elle a voulu remettre ses habits, j’ai posé mon pied dessus.
– Tu ne peux pas, ils puent trop. Suis-nous.
On est entré dans la cabane. Je l’ai assise sur une chaise. C’est alors que Clément a sorti des menottes. Il les avait achetées dans un sex-shop à Épinal. Trop mignon ! Les fers étaient recouverts de velours pour ne pas blesser Madame. Ceci étant, c’était bien pratique. En deux secondes, nous l’avions immobilisée, ses bras par-dessus le dossier, ses mains entravées dans le dos, la chaîne glissée devant un barreau la solidarisait à la chaise.
– Écarte bien tes jambes, tu ne dois rien nous cacher… Encore plus. Voilà, c’est bien.
Je l’ai giflée, une énorme claque qui a surpris tout le monde. Elle n’a pas crié, mais des larmes ont coulé sur sa joue empourprée.
– Bien, c’est ce qui t’attend si tu t’avisais de vouloir refermer tes cuisses. Maintenant, on doit causer, les copains et moi. Alors, on va t’isoler, te rendre aveugle et sourde. Tu as compris.
Elle a hoché la tête.
– On dit « Oui, Monsieur ».
– Oui, Monsieur, a-t-elle fait écho d’une toute petite voix.
Je lui ai bandé les yeux avec une serviette de table que j’ai serrée fort, puis je lui ai mis sur les oreilles un casque relié à mon ordinateur. J’ai lancé le film porno que j’avais téléchargé la veille, un de ces navets stupides où tout le monde baise tout le monde tout le temps, où les femmes sont pénétrées par tous les trous et chaque fois que j’écris « tout/tous », c’est bien « tout/tous ». Amuse-toi, ma fille !
– Puisque nous n’avons pas osé régler ce problème définitivement…
J’ai jeté un œil sévère à Hubert pour montrer combien il m’avait déçu. Il a baissé la tête. Aussitôt j’ai regretté. Après tout, c’était plutôt rassurant de songer qu’aucun de nous n’était un assassin en puissance !
– … et que personne n’a noté sa disparition, nous voilà avec une femme, une captive, une esclave qui devra satisfaire le moindre de nos caprices. Éventualité plaisante, mais qui comporte un risque majeur : elle peut s’enfuir.
Je les ai regardés. Ils étaient tout ouïe. C’était euphorisant de voir à quel point nous étions complices et de constater leur degré d’obéissance aux mesures que je prenais. J’étais le chef incontesté de notre bande. Je le savais déjà, mais ce dérapage le mettait en évidence, le rendait criant. Ils étaient désorientés et attendaient de moi, du « leader », que je trace des perspectives. J’avais réfléchi durant ces derniers jours et j’avais une idée très précise de ce qu’il convenait de faire. Restait à le leur faire accepter et, dans leur regard à cet instant, j’ai pensé que ce serait facile, malgré toute l’horreur que cela comportait.
– Or, tôt ou tard, notre vigilance se relâchera et elle aura la possibilité de fuir.
Un temps. Laisser l’information remonter de neurone en neurone jusqu’à leur cerveau.
– Je n’ai pas employé le mot « esclave » pour que vous bandiez, mes salauds. Il faut qu’elle comprenne, qu’elle intègre qu’elle n’est pas une fille que l’on retient prisonnière, mais bien une esclave sur qui nous avons tous les droits. Les captifs songent à fuir, mais les esclaves non[1]. Ils ont assimilé leur condition ! Ils sont plus Oncle Tom que Spartacus. Si nous nous conduisons humainement avec elle, ce qui peut se faire tout en abusant d’elle, elle se comportera en être humain et ne rêvera que d’évasion. On doit lui dénier cette humanité. La punir avec cruauté à la moindre vétille. Pire, le faire de temps en temps juste pour lui rappeler son statut. Vous avez vu comment j’ai procédé. Regardez-la, observez ses jambes, ils n’ont pas bougé d’un poil. Je ne suis pas un disciple de Sade, je n’ai pas besoin de cela pour baiser, mais nous n’avons plus le choix.
Ils ont hoché la tête lentement. Ce n’étaient pas des bourreaux, mais il fallait qu’ils le deviennent.
– On devra également régulièrement l’humilier. Elle restera nue tout le temps. On verra en hiver comment la protéger du froid. Peut-être une peau de bête ? Pour ses besoins, ce sera la nature et, quand nous ne sommes pas là, un seau. Pour sa nourriture, une écuelle, pas de couvert, elle mangera avec ses mains. Pour boire, la même écuelle, qu’elle aura lavé… ou pas. Si nous voulons qu’elle oublie jusqu’au désir de fuir, il faut qu’elle comprenne qu’elle n’est plus qu’un animal, qu’une chienne.
Au mot de « chienne », Clément a réagi. Comme il avait dompté Satan, il savait de quoi on parlait.
– On ne doit pas seulement la punir, on doit aussi de temps en temps la récompenser. Une étreinte, une petite gâterie, une parole aimable, un compliment, sous peine d’en faire une bête méchante qui peut se retourner contre son dresseur. En alternant coups et caresses, on obtient un être qui vous obéit et qui frétille de la queue en vous voyant.
On a tous ri en imaginant notre belle esclave remuer des fesses, heureuse de nous accueillir quand nous arriverions à la cabane. Sacré Clément, en maître du donjon, il restait toujours le même gars, gentil et prévenant. Je dois cependant reconnaître que sa proposition n’était pas aussi bête que lui. Hubert, qui, plus que nous, a un penchant pour les films pornographiques, nous a fait remarquer qu’il faudrait lui raser la chatte, Matthieu s’est aussitôt porté volontaire, il a l’habitude avec son troupeau.
– La chatte seulement. C’est pas un mouton !
On a un peu déliré sur ce thème. Elle avait une belle chevelure et on pourrait se faire de la thune avec. Il y avait une forte demande de la part des perruquiers. À cause du cancer… Combien de temps mettrait-elle à avoir de nouveau assez de poils pour une deuxième tonte ?
– Encore un point : son identité. Il faut l’oublier et lui trouver un nom d’esclave. Que proposez-vous ?
Ce serait facile pour moi, car, effectivement, j’ignorais tout d’elle. Je pensais à l’appeler Brunehilde, la reine qui a été suppliciée durant trois jours, livrée aux exactions de l’armée qui l’avait vaincue, avant de finir attachée par sa chevelure à la queue d’un cheval lancé au galop. Il y avait bien d’autres possibilités, les saintes avaient souvent été des martyres, et, pour tester leur foi, les mécréants n’avaient pas hésité à les violenter et cela donnait un tas de prénoms. Les copains m’ont regardé avec de gros yeux ronds, ils penchaient plus vers des insultes : pute, connasse, etc. C’est finalement « Poufiasse » qui a gagné, car c’était ainsi que Matthieu l’avait appelée lorsqu’il l’avait prise la première fois. J’ai consulté mon smartphone. Poufiasse ou « La pouf » de l’onomatopée pouf, bruit d’un contact avec quelque chose de mou, femme vulgaire ou ridicule, prostituée, dit le dictionnaire. Cela lui irait comme un gant, elle avait si peu réagi à ses viols multiples. On a encore parlé pendant quelque temps, puis on a sorti des bières et on s’est rincé le gosier et l’œil tout à la fois. Elle avait regardé son film suffisamment longtemps, jambes écartées, pour l’imaginer bien humidifiée. Nous avons tiré au sort l’ordre de passage. J’ai eu le premier tour.
Je me suis approché d’elle. Ça couinait toujours dans les écouteurs, alors je l’ai branlée. Elle a tenté de refermer ses cuisses, elle s’est pris une claque, elle les a aussitôt ouvertes. Je l’ai embrassé, tout en continuant à frotter sa vulve. Elle s’est laissée faire et a commencé à gémir. Quand j’ai trouvé qu’elle avait eu son content de caresses, j’ai enlevé son casque, son bandeau, je l’ai détachée et je lui ai demandé d’aller vers la table, d’y poser ses mains, d’écarter les jambes et de se pencher vers l’avant, de me tendre son cul. Elle s’est exécutée sans broncher. Je l’ai pilonnée. J’étais chaud et, très vite, je me suis retiré et j’ai éjaculé sur ses fesses. Il fallait prendre nos précautions. Nous avions assez d’ennuis. Hors de question qu’elle tombe en plus enceinte ! Nous avions récupéré ses papiers, Clément se chargerait, à Épinal, de l’achat des contraceptifs.
Je savais que les copains attendaient, alors je suis sorti, non sans lui avoir recommandé de ne pas bouger.
Un peu plus tard, on l’a menée dehors et on l’a obligé à faire pipi, devant nous. Elle s’est accroupie et a uriné, la tête basse. On l’a regardé faire, émus. Puis on lui a dit qu’il fallait qu’elle nous le demande si elle avait envie.
– Tu as compris, a insisté Hubert.
– Oui, Monsieur, a-t-elle répondu gentiment.
Le système marchait. Elle avait intégré sa condition. Il suffirait désormais de la lui rappeler régulièrement. On est rentré manger. Elle a fait le service, puis s’est agenouillée au pied de notre table et a dévoré sa part, dans son écuelle. Satan a aboyé, choqué, mais Clément lui a dit qu’il lui en achèterait une autre, plus grande, plus belle, alors il s’est calmé et a avalé quelques croquettes, les ramassant d’une langue experte dans la main de son maître.
En partant, on a dû résoudre un problème : elle devait être attachée à un des poteaux qui soutenait la charpente pour ne pas s’enfuir tout en gardant la possibilité de se coucher pour dormir, de s’asseoir sur un pot pour ses besoins, de manger dans sa gamelle. Pas facile. Avec une corde, on a bricolé une laisse pour la relier au pilier de la maison et pour qu’elle ne puisse défaire les nœuds, on l’a menottée, les mains dans le dos, posé un matelas par terre, un seau à côté et rempli son écuelle.
Restait un détail gênant. Elle aurait pu appeler au secours et être entendue par un promeneur. Il a fallu la bâillonner. Mais cela signifiait qu’elle ne pourrait se nourrir. J’ai dû me résigner à venir tous les jours, les autres se défilant, Clément argumentant qu’il habitait Épinal, Hubert prétextant qu’il partait tôt le matin et rentrait tard, qu’il avait ses parents et Matthieu affirmant qu’il en avait déjà beaucoup fait en la cachant dans sa ferme. J’ai protesté.
– Les gars, pour cette fois, je veux bien. Mais, ce week-end, on s’occupe de la remise.
Finalement, c’était plus agréable, moins fastidieux que je ne le craignais. Je ne dis pas qu’elle frétillait du cul en me voyant, mais, visiblement, elle était contente d’avoir de la compagnie. Je commençais par la détacher, puis je l’obligeais à se laver, puis je la baisais. Ensuite, seulement, elle avait le droit de manger. Une fois, je n’étais pas passé deux jours durant et elle crevait la dalle. Elle m’a supplié :
– Monsieur, j’ai faim.
Je suis resté silencieux, inflexible. Elle a pleuré.
– S’il vous plaît, juste un petit bout de pain.
Je l’ai frappée. Elle s’est lavée avec de gros sanglots. Ça n’en finissait pas ! Je n’étais pas loin de lui donner un bon coup de pied pour la motiver. Pour la punir, j’ai pris mon temps à mon tour. Je l’ai obligée à se masturber devant moi, puis à me branler. Enfin, je l’ai enfilée et elle a pu se nourrir… juste d’un petit bout de pain comme elle me l’avait demandé.
Je ne suis pas sadique. C’était pour la dresser.
Le lendemain, je suis venu plus tôt. On n’a pas fait l’amour et elle a eu une bonne portion de sanglier avec des pommes sautées. Elle m’a souri longuement tout en dévorant son écuelle à main nue.
Une fois la remise correctement isolée, je pouvais me pointer moins souvent, mais j’ai continué à être responsable de sa pitance. Cela me permettait de bien la dresser, en alternant caresses et punitions, comme l’avait suggéré Clément.
Ce n’était pas le cas de Matthieu et d’Hubert. Le premier profitait de ce que sa victime ne pouvait rien lui refuser pour la sodomiser. Quand la porte s’ouvrait et que Poufiasse s’apercevait que c’était lui, elle devait lui tourner le dos, s’agenouiller, la tête contre le sol, et, en passant ses bras entre ses cuisses, écarter ses fesses pour lui offrir son anus. La première fois, je l’ai trouvée en larmes, il l’avait prise sans ménagement et elle avait un gros hématome. J’ai dû aller à la pharmacie – je ne vous dis pas la gêne, et encore, ce n’était pas celle du village voisin. C’était difficile de demander à Hubert de se retenir, d’épargner notre esclave. C’était contrevenir au discours que j’avais fait. Le mieux était de dresser le cul de cette dernière afin qu’elle ne souffre pas trop. Je l’ai donc à mon tour sodomisée, en le faisant avec mille précautions, des lubrifiants et tout le toutim. Je lui en laissais même un peu pour qu’elle huile son anus avant le passage de Matthieu. Celui-ci s’en est aperçu, mais il n’a pas réagi. C’était son plaisir à lui qu’il cherchait, pas à torturer la gamine. Il s’est contenté d’exiger désormais qu’elle lui nettoie, avec sa langue, sa bite salie par la merde, le sperme et la crème.
Ce n’était pas un méchant, contrairement à Hubert.
Lui ne prenait son pied qu’en terrorisant la pauvre fille ou en la faisant souffrir. Il était doué pour cela. Quand il pénétrait Poufiasse, celle-ci était paniquée à l’idée de ce qui allait lui arriver. Elle essayait de lutter contre la vague voluptueuse qui montait en elle, elle serrait les dents pour ne pas jouir, malgré cette chose au fond de son sexe qui allait et venait, se frottant contre ses parois innervées. Elle haletait tout bas pour qu’il ne rende compte de rien. Peine perdue. Hubert l’observait, semblait ne prendre aucun plaisir, n’attendre aucun plaisir si ce n’est celui de sa partenaire. Quand, le corps de cette dernière la trahissait, au moment précis où elle allait avoir un orgasme, il lui pinçait cruellement ses seins turgescents, la giflait de toutes ses forces, la mordait. La douleur remplaçait la jouissance, tandis que son bourreau atteignait le septième ciel. Il se retirait aussitôt d’elle, lui laissant une souffrance aigüe, une énorme frustration et une terrible humiliation.
Il était vraiment méchant. Clément avait acheté un jouet érotique, un électro-stimulateur qu’il avait nommé cravache électronique. C’était léger, avec une poignée en caoutchouc antidérapante et non conductrice et une tige avec à l’extrémité deux minuscules pointes métalliques conduisant l’électricité. En appuyant sur le bouton situé sur le manche, les pointes produisent une petite étincelle et un crépitement électrique – c’est très impressionnant ! –, en posant ceux-ci sur une sur les zones érogènes de Poufiasse, celle-ci ressentait fortement différentes sensations (picotements, chatouilles, piqures) et réagissait alors en se trémoussant, en gémissant. Mignon ! Hubert avait réussi à augmenter considérablement la décharge délivrée pour en faire un véritable fouet électronique, un taser, qui faisait, apparemment, très mal sans pour autant marquer la victime. Poufiasse hurlait, pleurait, se soumettait. Hubert le portait fièrement à la ceinture pour bien lui montrer qui était son maître. Nous, nous évitions de l’utiliser. Il y a suffisamment de moyens moins douloureux pour nous faire obéir.
Quant à Clément, habitant Épinal, il ne pouvait venir que le week-end et donc n’aurait dû profiter d’elle que lorsque nous étions tous réunis. Il avait cependant réussi à libérer son vendredi – vu son statut de précaire, ce n’était pas bien difficile – et il aurait fallu le payer très cher ou du moins correctement pour qu’il renonce à son jeudi après-midi avec la Pouf. Il débarquait ensuite le soir chez moi. Il ne la frappait jamais, mais l’humiliait. Enfin gentiment. Quand ils étaient seuls, il l’obligeait à se conduire comme une chienne, à imiter le comportement de Satan. Il lui avait acheté un collier et une laisse. Elle ne devait se déplacer qu’à quatre pattes, faire pipi contre les arbres en levant la jambe, lécher ses mains, ses pieds, etc. Cela ne gênait pas Poufiasse. Considérée telle une bête, reléguée au rang de Satan, elle en était devenue l’amie. Celui-ci venait renifler son cul, laper son visage, pousser de joyeux aboiements quand elle le caressait et adorait se balader en forêt avec elle, jappant et faisant des allers-retours pour qu’elle coure à ses côtés.
Malheureusement pour elle, durant la semaine, en ville, Clément allait régulièrement visiter son sex-shop et il ramenait à son esclave préférée un petit cadeau : gode, chaînes, pinces, cravache… Il ne pouvait s’en empêcher. Je crois qu’il était amoureux d’elle. Un jour, il a apporté un bâillon écarteur. C’est un simple anneau que l’on place dans la bouche, que l’on fixe grâce aux sangles attachées derrière la tête. C’était bien une muselière puisque vous ne pouvez plus parler, seulement émettre quelques borborygmes, mais, au lieu de vous fermer la bouche, cela la maintenait ouverte et vous ne pouviez refuser une fellation. C’était la chose la plus inutile au monde, vu que Poufiasse ne rechignait pas à nous sucer. Toutefois, ainsi contrainte, elle ne pouvait se soustraire à une gorge profonde, à savoir que nous pénétrions aussi loin que nous pouvions dans sa cavité buccale, l’asphyxiant plus ou moins à chaque fois. Malheureusement pour elle, deux petites vis permettaient d’accroître le diamètre de l’anneau pour l’adapter à la taille de la victime et Hubert en avait profité pour en faire un véritable instrument de torture. Pour l’éviter, Poufiasse était prête à tous les exploits. Sans avoir besoin de ce cercle de métal fort peu agréable pour notre sexe, nous pouvions désormais nous enfoncer dans sa bouche jusqu’à chatouiller sa luette. Nous éjaculions directement au fond de sa gorge, la faisant souvent vomir.
Le week-end, dorénavant, nous nous réunissions à quatre, dans mon chalet pour bien rigoler avec elle. Parfois, on essayait de la prendre tous les quatre simultanément, Matthieu avait priorité sur son cul, l’un de nous se glissait sous elle et profitait de son vagin, elle suçait et branlait les deux autres. Elle se laissait faire, gémissant quand il le fallait, y mettant même une bonne dose d’énergie.
Mes amis en oubliaient de rester sur leurs gardes, ils jouissaient du moment présent. J’étais le seul à remarquer certains regards de Poufiasse. Elle guettait l’instant.
[1] En théorie. Il y a eu en réalité nombre de révoltes, de fuites, etc.